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LES NEURONES MIROIRS OU LA PENSÉE CRÉATRICE


Article issu de 2 ouvrages : « Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner » (P. Van Eersel) et « le savoir mérite d’être partagé (B. Cyrulnik)


Les neurones miroirs ou les neurones échos, ont été découvert en 1996, par le professeur Giacomo Rizzolatti, médecin et biologiste. Ce sont des neurones aux propriétés visuelles et motrices, qui sont répartis dans tout le corps. Ils existent dès la naissance et vont progresser ou régresser tout au long de la vie, selon les expériences et les stimulations reçues.


Basés sur l’empathie, les neurones miroirs s’activent dès que nous observons quelqu’un exécuter une action et dont nous comprenons le but. Nos muscles vont s’imprégner du message, prêt à agir (par mimétisme), sans pour autant concrétiser les gestes correspondant à cette action.


Les neurones miroirs sont similaires à la pensée créative, dans le sens où le cerveau intègre une pensée au même titre qu’une action concrète. L’observation ou l’imagination d’une action connue suffit à développer en soi une force pour acquérir et renforcer des comportements. C’est une faculté que nous avons tous et que nous pouvons inciter de manière intentionnelle, selon certaines conditions :

Pour activer les neurones miroirs 3 clefs sont importantes et doivent être harmonisées : L’empathie; Le souvenir du mouvement; La cohérence de l’action


1. L’empathie joue un rôle primordial. L’identification à la personne qui fait l’action (que nous la connaissions personnellement ou pas) va créer un lien inconscient qui va activer les neurones miroirs. Cela se joue de manière instinctive et notamment grâce au langage non verbal (spécifiquement celui du visage). Plus nous rentrons en résonnance avec la personne, plus ils agissent en créant une projection interne, augmentant ainsi les chances de concordances.


2. Avoir déjà effectué cette action : Nous devons reconnaitre le mouvement, qu’il ait été déjà effectué au moins une fois pour que le corps réponde au signal émis par le cerveau et active les muscles nécessaires pour réaliser l’action. Ainsi, en voyant une personne (dont nous nous sentons proche) boire un verre d’eau, nos neurones miroirs activent en nous le souvenir de cette action et programme les muscles de notre corps à réaliser ce geste, comme si nous le faisions réellement (alors que nous sommes statiques). En revanche, voir une personne qui réalise une action qui ne nous est pas familière ou à laquelle nous ne portons pas d’intérêt, n’enclenche pas le processus (et ce, même si nous nous sentons proche de cette personne). Par exemple voir un grand sportif réaliser un exploit physique n’émet pas de stimulation corporelle.


3. L’action doit avoir un sens et une cohérence. Cela est lié directement au cerveau cognitif. Nous ne pouvons activer nos neurones miroirs si cela n’a pas de sens pour nous.


Ainsi, nous voyons ici que leur activation est complétement relié à nos 3 centres : le cœur (par l’empathie) ; le ventre (connaitre l’action) ; la tête (cohérence de l’action).


A travers les neurones miroirs nous voyons que le cerveau ne fait pas de distinction entre l’action réelle ou l’intention de la réaliser, tant que les 3 centres sont équilibrés entre eux. Cela contribue à prouver que la pensée et les projections sont réellement créatrices et ont un impact réel dans notre vie. En posant l’intention de faire comme autrui, l’action se téléchargera directement en nous, dans notre corps par résonnance empathique.


De plus l’intérêt de cette découverte est d’insister sur le côté évolutif : à chaque instant le corps peut recréer des neurones miroirs, grâce à l’action réciproque, l’échange bienveillant entre les personnes. C’est la qualité du lien et le degré de complicité qui vont avoir un impact. Les liens peuvent donc être créateurs ou restreindre leur production et ce tout au long de la vie.


La connaissance des neurones miroirs ouvre un potentiel immense. La pensée créatrice est innée et inscrite biologiquement en nous. En développant cette force naturelle, nous pouvons actionner et accroitre nos potentiels existants et ce rien qu’en visualisant une personne ou en s’imaginant agir.



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